(last)

C’est ce que j’écrivais dans mes sms lorsque je n’avais plus de crédit pour en envoyer d’autres ensuite. Maintenant j’ai retrouvé ces bons vieux forfaits « illimités-tant-qu’on-paye ».

Je n’avais pas très envie d’écrire un dernier message, mais ça se fait, je trouve, de « fermer » le blog – même si c’est un peu triste. C’est probablement pour ça que je le fais aussi tard. Pas tant que ça, néanmoins : mes valises ne sont pas encore vraiment vidées et la moitié du bazar que j’ai ramené du Burkina traîne encore dans le salon. Donc je suis encore bien en « transition » !

A propos de bazar burkinabè, j’ai eu quelques soucis à l’aéroport. Arrivé à Ouaga avec une valise, je repartais avec deux, ce qui aurait pu passer si d’une part elles ne dépassaient pas toutes les deux le poids qui leur était imparti (24 kg) et si je n’avais pas aussi deux bagages à main, faisant le double de poids autorisé pour leur catégorie (information que je n’ai eue qu’à l’embarquement malgré mes efforts pour les avoir… avant). Un bakchich de 30€ m’aurait permis de tout faire passer, mais outre l’importance de la somme, je n’ai pas réussi à tirer le moindre kopec au distributeur de l’aéroport (alors que quelques heures plus tard, j’obtenais sans problème 10 dinars libyens à Tripoli…). J’ai donc laissé une grosse poterie à un ami à l’aéroport. Je me consolerai en me disant qu’elle n’était pas si belle que ça, particulièrement encombrante, et que Kathrin l’avait déjà un peu cassée.

Le retour en France s’est bien passé, hormis dix jours un peu malade ou juste un peu pas bien – probablement juste le choc thermique, mais on craint toujours encore un peu le palu & compagnie. Heureusement, en contrepartie, le comité d’accueil était à la hauteur – merci beaucoup à Yasmina pour l’organisation de ces grandes retrouvailles avec tout le monde ! C’était une très bonne première soirée en France.

Aussi pu retrouver toute cette bonne nourriture qui me manquait – même si on s’y réhabitue bien trop vite à mon goût ! Mais je tâcherai de ne jamais oublié le manque de fromage et de saucisson et de les savourer à chaque fois comme si je rentrais d’Afrique !

Les Burkinabè m’avaient plusieurs fois demandé qu’est-ce qui était le plus difficile, en arrivant en Afrique pour la première fois. Ils disaient souvent « la chaleur, hein ? ». Non, ce n’était pas la chaleur, même si avec l’humidité, c’était un brin étouffant début octobre. Plutôt les relations avec les gens, les interactions sociales (au sens large, c’est-à-dire aussi avec les commerçants, l’administration, etc.). Se repérer dans Ouaga : trouver les choses, comprendre comment ça marche. C’est un peu vague, mais c’était pourtant ça, le plus difficile, pas la chaleur, la nourriture ou autre chose.

Qu’est-ce qui est le plus difficile en rentrant ? Le froid ? Peut-être. Plus le manque de lumière encore, en fait. Mais j’aime bien quand il pleut. Alors les gens, aussi ? Je ne sais pas. Les gens, les cours, les gens des cours, le VIIe arrondissement de Paris, peut-être. Principalement ça en fait. Le RER, les temps de transport interminables ? Non, ça viendra bientôt, mais ce n’est pas le pire au début – ça viendra très bientôt ! Le rhume, la circulation, les Parisiens, mon « travail » ici comparé à celui de là-bas ? Un mélange d’un peu tout probablement.

J’ai l’impression qu’on passe notre temps à analyser différents facteurs alors que tout est une histoire de « mélange de tout ». Et tout ce qui me vient à l’esprit est cette blague universelle (qui dépend juste du ton qu’on prend, mais qu’on peut employer pour des gens, des choses, des situations) : « c’est… différent ».

Pour finir en image, vous pourrez voir encore quelques photos burkinabè sur http://picasaweb.google.com/qstoeffler2 : juste une petite sélection de photos du Mali et du Burkina, la plupart ayant été publiées de façon éparse sur le blog cependant.

Un dernier merci à mes lecteurs et commentateurs, et surtout à tous ceux qui ont peuplé mon Burkina – même si ironiquement, la plupart n’ont pas l’adresse de ce blog – puisque je ne la leur ai pas donnée peut-être pour conserver une plus grande liberté de ton ? ou simplement par pudeur. Et rendez-vous dans quelques mois, quelques années ou quelques décennies pour mon blog « Quentin de retour au Burkina », n’est-ce pas ?

2 réponses à (last)

  1. Merci pour ce beau partage ! et surtout ne fermes pas ce blog j’ai des amis qui partent au Burkina et je leur ai donné l’adresse de ton Blog c’est une vraie mine d’or pour qui veux mieux comprendre ce pays ;o)

    Qui sait peut etre aurons nous la chance de nous rencontrer en vrai et partager notre amour de ce beau pays !

  2. Je ne connaissais pas ta nouvelle adresse Picasa, je m’y précipite donc avec enthousiasme redécouvrir l’ensemble de tes photos.

    C’est vrai que ce serait bien de ne pas fermer ce blog pour que l’on puisse le faire partager à d’éventuels amis aventuriers, même si le meilleur moyen de le conserver est de tout sauvegarder dans un dossier “amis aventuriers”, loin de la toile.

    Merci pour ta rigueur à tenir ce blog et à faire partager tes aventures !

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